Auteur/autrice : lemon
EXCLUSIVE OWNERS N°23
WATCH THE CLUB
Le Club Pecqueur Motorists à Retromobile
Tout juste fondé, le Club Pecqueur Motorists a fait Salon : une lounge nous était réservée sur le stand BPM Heritage lors de la dernière édition de Rétromobile, qui s’est tenue du 31 Janvier au 4 Février 2024 à la Porte de Versailles.

Magnifique succès pour l’édition 2024 de Rétromobile, puisque plus de 130.000 passionnés – 5.000 de plus qu’en 2023 – ont parcouru les allées de la 48eme édition du salon parisien des mécaniques de collection. On y trouvait bien sûr des automobiles, des véhicules utilitaires insolites, des marques de motos toujours plus nombreuses (6 marques exposantes), mais aussi des bateaux (très émouvant Riva Super Florida ex-Jean-Paul Belmondo proposé à la vente par Artcurial) et même des machines volantes. Pour reprendre les termes d’un visiteur de notre lounge : « Cette année, il y a vraiment des choses magnifiques à voir ! ».
Ce succès d’affluence confirme l’intérêt grandissant de publics de plus en plus larges et de toutes générations pour les véhicules de collection.
Le Club Pecqueur Motorists avait sa lounge sur le stand de BPM Heritage, bien visible derrière une Mini et une Messerschmitt KR200. Lieu de rencontre et d’échanges entre passionnés des Arts Mécaniques pris dans cette pluralité qu’exprimait parfaitement le rendez-vous parisien, notre lounge nous a aussi permis de dévoiler, en première, la nouvelle collection « Tribute » des garde-temps Club Pecqueur Motorists.


L’une des montres « Tribute » faisant hommage au légendaire pilote moto Mike Hailwood, nous avions exposé une très belle Ducati MHR (Mike Hailwood Replica), référence à la Ducati 900SS qu’il mena à la victoire lors de l’édition 1978 du Tourist Trophy (pour tout savoir de cette victoire mythique, reportez-vous à notre article dans la rubrique Stories). La moto se trouvait à l’entrée de la lounge, jouxtant la vitrine renfermant le prototype de la montre « Tribute to Mike the Bike».
La plus exclusive des plumes de Piguet Genève
Art de l’écriture, mécanique en mouvement de la main qui accompagne le cheminement de l’esprit. Piguet Genève propose l’édition ultra-limitée d’un instrument d’écriture qui fait hommage à sa devise : « La plume est plus puissante que l’épée ».

Le nom de Piguet est évidemment d’abord associé à une tradition horlogère qui prit racine en 1875 dans la vallée de Joux. Albert Friedrich Piguet, quant à lui, était un jeune artisan qui fonda, en 1959 à Genève, un atelier mécanique dédié à la création et la production d’instruments d’écriture originaux, luxueux mais relativement abordables.


Albert Friedrich Piguet décida que le logo de sa marque représenterait le Chevalier Rudolf, né en 1220 et qui fut Comte de Genève de 1252 jusqu’à sa mort en 1265. Décrit avec emphase par les historiens de la Renaissance comme « le fils le plus noble d’un père noble », le Chevalier Rudolf se distingua surtout par une correspondance diplomatique lumineusement astucieuse, qui lui permit de faire régner la paix alors qu’alentour sévissaient les violences de la guerre. Ce très fin diplomate prouva ainsi en son temps que « la plume est plus puissante que l’épée », une formule forte qu’Albert Friedrich Piguet choisit de prendre pour devise.

Produite à seulement 100 exemplaires, une plume rend aujourd’hui directement hommage au Chevalier Rudolf : le stylo arbore fièrement son heaume en son sommet, et son épée en clip. Tous deux sont en argent massif. La plume en Or blanc 14 carats a joui des ultimes secrets de fabrication de Piguet Genève pour offrir une expérience d’écriture incomparable.


Les stylos de l’édition limitée Piguet Comte de Genève sont livrés dans une boîte de bois richement décorée de symboles et des armoiries du Chevalier Rudolf. Le couvercle intérieur est pour sa part orné d’une gravure représentant le Château de Saint-Maurice où il vécut.
Piguet Comte de Genève, 2 500 €.
VU DANS LA PRESSE : TOUT COMPRIS !
L’Automobile Magazine a consacré un article très complet au Club Pecqueur Motorists et à la montre qui lui sert de sésame. Nous avons le plaisir de partager avec vous ces trois pages pleines de souffle et remarquables de clarté, signées du Rédacteur en Chef Stéphane Meunier. Après lecture, on a tout compris de la démarche parfaitement originale du Groupe BPM et du Club Pecqueur Motorists !



Club Pecqueur Motorists, le Club vraiment différent !
Il y a au moins 4 bonnes raisons d’adhérer au Club Pecqueur Motorists, qui propose à ses membres de vivre leur passion pour les arts mécaniques à la démesure de leurs aspirations. Nous vous offrons un portfolio de services personnalisés et de prestations très exclusives, uniquement réservés aux membres du Club Pecqueur Motorists.

Bespoke Motoring Lifestyle : un mot d’ordre, quatre bénéfices majeurs.
- Information prioritaire sur les nouvelles offres disponibles sur le marché
- Accès en mode « off-market » aux annonces de mise en vente de véhicules d’exception.
- Accès en mode « off-market » aux annonces de mise en vente de véhicules d’exception.
- Programme PACE – « Pecqueur Art Craft Engineering »
- Accès à des séries spéciales destinées uniquement aux membres du Club Pecqueur Motorists et développées avec les constructeurs de marques exclusives distribuées par BPM.
- Accès à des séries spéciales destinées uniquement aux membres du Club Pecqueur Motorists et développées avec les constructeurs de marques exclusives distribuées par BPM.
- Événements « Motoring Lifestyle » taillés sur mesure
- Accès à une sélection de grands évènements Motoring européens via un PA – Personal Assistant – en charge de tous les aspects logistiques.
- Accès aux évènements “one-off” du Club qui réuniront différents univers – automobile, moto, avion, bateau – sur un mode disruptif. Voir l‘offre Club relative à la Carrera Panamericana dans la rubrique NEWS de la Newsletter !
- Plateformes de communication inter-univers
- Accès à l’e-Newsletter « Watch the Club » via un code confidentiel disponible sur le site du club pour les membres des différents chapters liés aux quatre univers du club.
Et bien sûr, outre tous ces services, le Club Pecqueur Motorists vous permet de vivre votre passion au sein d’une communauté très exclusive d’authentiques amoureux des Arts Mécaniques.

Comment devenir membre ?
L’adhésion au Club Pecqueur Motorists se fait par l’acquisition de la montre éponyme.
Prix de l’adhésion à vie : 21 360 € TTC
La montre exclusive « Club Pecqueur Motorists » est équipée d’un calibre dont la complication GMT Dual Time rend hommage à Onésiphore Pecqueur, ingénieur horloger et génie de la mécanique, qui inventa le mécanisme du Différentiel.
Contacts
Manager adhérents au Club
Romain Guettal
+41 79 478 91 30
Gouvernance et développement du Club
Jean-Philippe Coulaud
+41 79 286 00 14
Atelier d’Etablissage Pecqueur LTM, Rue de l’Hôpital 33, CH-2144 Fleurier
www.pecqueurmotorists.com
Différentiel Pecqueur, le génie mécanique à votre poignet
Enfant de la Révolution française et héritier de l’esprit des Lumières, l’ingénieur horloger Onésiphore Pecqueur (1792-1852) fut un inventeur de génie. En marge de sa charge de chef d’atelier du Conservatoire des Arts et Métiers de Paris, il développa un mécanisme d’engrenages, le « Différentiel », dont les multiples applications, horlogères, automobiles et industrielles perdurent jusqu’à nos jours. C’est son esprit et son génie que célèbrent aujourd’hui les montres exclusives qui sont le code d’accès au Club Pecqueur Motorists.
On sait assez peu de choses d’Onésiphore Pecqueur, sinon qu’il s’agissait d’un génie précoce : la légende veut qu’il ait complété son apprentissage horloger à Paris en quelques mois seulement, au lieu des quatre années requises. Il a 27 ans lorsqu’il présente, à l’Exposition des produits de l’industrie française de 1819, une pendule indiquant, sur deux cadrans différents mécaniquement couplés, le temps sidéral et le temps moyen. Le jury, composé entre autres d’Abraham-Louis Breguet, lui décerne une médaille d’argent pour l’invention d’un rouage qui « maintient les deux mouvements qui communiquent entre eux dans les rapports de vitesses convenables ».

L’ingénieur continue de développer ce que la communauté scientifique nomme déjà « les rouages Pecqueur ». A la cinquième « Exposition des produits de l’industrie française » de 1823, il remporte une médaille d’or en dévoilant plusieurs applications concrètes, qui combinent engrenages et vapeur (la machine à vapeur, qui est à l’origine de la révolution industrielle, a été inventée par James Watt en 1769). Cette récompense anticipe les nombreuses répercussions industrielles de son invention : grâce aux « rouages Pecqueur », explique le jury, « on peut résoudre une foule de problèmes mécaniques à la solution desquelles les arts industriels sont directement intéressés ».

Le 25 avril 1828, Pecqueur dépose le brevet d’un inédit chariot à vapeur qui le projettera dans l’histoire du monde automobile. Selon sa description, la force motrice du chariot – une machine à vapeur installée à l’avant – est transmise aux deux roues de l’essieu arrière par un arbre central. Celui-ci est solidaire des arbres des deux roues arrière par l’intermédiaire d’un « mécanisme qui partage la puissance sur les deux roues sans nuire à leur indépendance ». En clair : lors d’un virage, la roue intérieure ralentit sa vitesse de rotation, tandis que la roue extérieure augmente proportionnellement la sienne.

C’est cette invention, qui permet d’harmoniser la rotation décalée des roues motrices d’un même essieu en virage, que l’on a baptisée plus tard « Différentiel mécanique ». Elle est aujourd’hui encore très largement utilisée dans nos automobiles et véhicules à quatre roues. Rares sont les inventions issues de l’horlogerie qui peuvent prétendre avoir eu un tel impact. Ainsi peut-on dire qu’Onésiphore Pecqueur fut le premier ingénieur automobile.
Lorsqu’il s’est agi de trouver un signe d’appartenance aux futurs membres d’un club dédié aux passionnés des Arts Mécaniques, Patrick Bornhauser, Président et fondateur du groupe BPM, a très vite pensé qu’un objet issu des Arts Mécaniques serait à la fois pertinent et hautement symbolique. Et c’est naturellement qu’il a opté pour une montre : objet mécanique ambitieux, compact et d’utilité constante. Et qu’il a décidé que cette montre devrait perpétuer à la fois l’esprit pionnier de Pecqueur et son « mécanisme de rouages ».

Il a fallu pour cela rien moins que créer un mécanisme GMT novateur et inédit doté d’un différentiel Pecqueur. Pour adapter à notre temps le concept de Pecqueur, le mécanisme devrait distiller une lecture intuitive d’un second fuseau horaire, sans imposer de se calquer sur une ville de référence, ni connaître le nombre d’heures à ajouter ou retrancher par rapport à l’heure de domicile.
Cette apparente simplicité cache une impressionnante complexité, que seuls pouvaient maîtriser des maîtres horlogers rompus aux défis techniques les plus ardus. Le Temps Manufacture (LTM), située à Fleurier en Suisse, a relevé le défi : les ingénieurs de la manufacture horlogère de renom ont entièrement conçu et développé le calibre PECQUEUR LTM 5021 de la montre du Club Pecqueur Motorists.
« L’intérêt majeur du Différentiel est de ne pas perturber la marche de la montre lors du changement de fuseau horaire, donc de gagner en précision », explique Hamdi Chatti, maître d’œuvre du projet horloger Pecqueur Motorists. En d’autres termes, le cœur du calibre PECQUEUR LTM 5021 continue de battre à une fréquence de 28’800 alternances par heure, soit quatre tic-tacs par seconde, et ce même lors de la manipulation de réglage du second fuseau horaire. Le couple balancier-spiral préserve ainsi son isochronisme tout au long des 60 heures de réserve de marche du mouvement. L’harmonie générale qui se dégage du calibre ne laisse en rien supposer qu’il contient 237 pièces pour une épaisseur d’à peine 7,75 mm et un diamètre d’encageage de 37,8 mm .
Une prouesse technique digne du génie d’Onésiphore Pecqueur, que vous porterez à votre poignet !
Exclusivite Club : une très rare Ferrari 365 GTB/4 Daytona est en vente
Berlinette coupé à moteur V12 avant : c’est l’architecture que préconisait alors Enzo Ferrari pour concevoir une véritable voiture de sport. Et c’est cette architecture qu’il donna à la 365 GTB/4 qu’il lança en 1968, en réponse à la Lamborghini Miura, arrivée deux ans plus tôt. Si la Miura innovait avec un V12 en position centrale arrière, Enzo tenait, quant à lui, à rester fidèle à ses principes : « C’est le cheval qui tire le chariot, et non l’inverse », disait-il, moqueur. Et d’assigner une mission simple à son nouveau modèle : battre les autres. Tous les autres, sans exception. Ce qu’il fit avec une auto d’une splendeur inégalée, devenue l’un des plus grands classiques de Ferrari. Il est rarissime d’en trouver une aussi belle sur le marché !

Première édition de la Newsletter « Watch the Club », et déjà nous pouvons vous offrir, avec cette Ferrari Daytona, une automobile absolument exceptionnelle. Dévoilée au Salon de l’Automobile de Paris en 1968, la Daytona reste l’une des Ferrari Grand Tourisme les plus emblématiques. Elle fut dessinée par Leonardo Fioravanti, qui officiait chez Pininfarina, et qui répond avec une modestie malicieuse aux compliments qu’on lui adresse : « Oh moi, je ne peux pas dire grand-chose sur la beauté. Mais Platon, lui, disait que la beauté, c’est la splendeur du Vrai ».

Le surnom de Daytona fut donné à la 365 GTB/4 en souvenir des trois premières places obtenues par Ferrari aux 24h de Daytona en 1967 : c’était aux Etats-Unis, en territoire ennemi, devant les Ford GT40 qui, elles, couraient à domicile.


Avec sa boite pont montée à l’arrière, la 365 GTB/4 offre une répartition des masses idéale. Elle est propulsée par l’emblématique 12 cylindres Colombo de 4.4 litres développant 352 chevaux, deux de plus que la Miura (« Battre les autres ! »). A sa sortie, elle est, bien évidemment, la voiture de route la plus rapide de son époque : à son volant, on passe de 0 à 100 km/h en 5’’7 – une pleine seconde de moins qu’en Miura -, et on atteint 282 km/h en pointe. C’est 2 km/h de mieux qu’en Miura.
En un peu plus d’un demi-siècle, la voiture proposée à la vente n’a eu que deux propriétaires, dont l’actuel, qui la possède dans sa collection depuis plus de 20 ans. Avec 19.600 kilomètres certifiés au compteur, elle est en parfait état et a toujours été entretenue dans le réseau officiel de la marque. Il s’agit d’un modèle à phares escamotables de la deuxième série, qui compte environ 800 exemplaires (les 500 premiers présentent deux paires de phares fixes apparents sous un carénage en perspex). La voiture se trouve à Monaco et est proposée au prix de 620.000 Euros pour les membres du « Club Pecqueur Motorists ».

Lors de la célébration des 50 ans du modèle en 2018, Bill Warner, Président et Fondateur du Concours d’Elégance d’Amelia Island avait déclaré à son propos: « La Daytona est la dernière des véritables Ferrari ‘Enzo’ créées. Le hurlement de cet énorme V12 devrait faire partie de l’hymne national italien ».
Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter Jean-Charles Manara au +377 93 15 02 50 .

Bob Slack , l’homme qui ressuscite les Aston Martin
On peut commencer, encore enfant, par bricoler en Angleterre des motos de trail japonaises et devenir plus tard, en France, expert de la restauration des Aston Martin les plus rares et les plus emblématiques. C’est le cas de Bob Slack, le magicien entièrement dévoué à la marque qui opère à la concession Aston-Martin du Groupe BPM à Bordeaux.

Pas de doute : ici, dans l’antre de Bob Slack, se retrouve toute l’âme d’Aston Martin. Sur les ponts de son atelier sommeillent paisiblement une DB6 Vantage et une DB2/4 MkIII, entourées de pièces frappées du logo ailé, éparses mais soigneusement rangées. Mais même sans elles, on se sentirait chez Aston Martin : à cause de cette atmosphère à la fois solennelle et sereine, respectueuse autant qu’amoureuse. A cause de ce quelque chose de subtil qui exhale la passion pure, l’amour du travail soigneusement exécuté, du métal façonné et des arts mécaniques élevés au plus haut degré de l’exclusivité et de la perfection.



C’est ici, à la concession Aston Martin de Bordeaux que Robert Slack – Bob pour ses amis et Heritage Manager quant à ses fonctions – opère ses cures de jouvence et ramène à la vie les voitures que lui confient les clients. Corrigeons : clients ils arrivent, et très vite ils deviennent bien plus que cela. C’est normal, explique-t-il modestement, ils sont souvent aussi dingues de la marque que lui.
Avait-il vocation à devenir ce faiseur de miracles ? « L’amour des Aston-Martin, je l’ai eue très tôt, il y a plus de 50 ans, dans les années 70 ». Mais Bob a suivi un cursus un peu particulier. Celui des passionnés pur jus. « A proprement parler, je n’ai pas fait d’études en mécanique : j’ai tout appris sur le tas, par moi-même ». Pour ainsi dire dès l’enfance : « Dès l’âge de 10 ans, je bricolais des motos. J’adorais les japonaises, c’était comme une drogue ». Drogue dure avec accoutumance aiguë : dans son garage, les motos se sont rapidement accumulées sans mesure : « J’en ai eu jusqu’à 19 ! Pas des motos de route, j’étais plus attiré par les trails comme la XT500. J’y mettais par exemple des échappements sans silencieux ». Pour la performance et le son, pour décupler les sensations, évidemment. Et les Aston Martin ? La passion avait commencé plus tôt encore : « J’étais enfant, et mon oncle en possédait plusieurs. II avait un modèle Ulster d’avant-guerre, une DB4 puis une DB6 ».
J’étais tout jeune à cette époque, mais j’ai encore un souvenir très précis du son très distinctif et envoûtant de l’échappement des Aston Martin de mon oncle.
« A 16 ans, j’ai décidé de quitter l’école, et j’ai envoyé une lettre de motivation au concessionnaire Aston Martin de Londres, qui se trouvait à 10 kilomètres de chez moi. J’ai été embauché quelques semaines après ». Et depuis, Bob n’a travaillé que pour Aston Martin.



Entouré de voitures extraordinaires, il vit un rêve éveillé. « J’avais 16 ans et oui, c’était comme un rêve. Je travaillais 7 jours par semaine par pure passion et souvent jusqu’à 21h le soir ». En Angleterre d’abord, puis en France, chez Alain Aziza, qui l’a fait venir à Paris. Mais après quatre ans, pas vraiment emballé par la vie parisienne, Bob retourne en Angleterre. Au fil du temps, on le retrouve dans différents garages – Aston Martin, bien sûr – et c’est alors, en 2014, qu’Alain Aziza le rappelle. Il vient d’acquérir plusieurs Aston Martin de collection, et ne veut confier leur restauration qu’à une personne d’absolue confiance : Bob. Et comme cette activité de restauration n’est pas basée à Paris, mais au sein de la concession Auto-Performance de Bordeaux, Bob refait volontiers ses valises et retraverse la Manche.

Cette fois, l’installation, dit-il, est définitive. La région lui plaît, et il adore le job. « C’est à la fois très exigeant et absolument passionnant de restaurer une Aston Martin ».
Dans toutes ses parties, visibles aussi bien qu’invisibles, moteur, châssis, transmission, une Aston Martin présente des spécificités bien particulières.
C’est la raison pour laquelle on ne s’improvise pas restaurateur des voitures de la marque. Il faut une longue pratique de ses charmes et secrets avant de se lancer. « Il est admis dans le milieu qu’il faut un minimum de 10 ans d’apprentissage pour acquérir le savoir-faire nécessaire à la restauration d’une Aston Martin ». Et Bob a déjà bien plus que cela. Dès son retour en France, il restaure 6 voitures. Entièrement. Le voilà super-initié, détenteur de savoirs uniques, magicien chevronné.



C’est connu : plus on sait de choses, plus on veut en savoir. Aussi la fascination de Bob pour Aston Martin n’en finit pas de croître. Et l’aspect humain, ainsi que l’environnement dans lequel il évolue et s’accomplit, sont pour lui sources de motivation supplémentaires. Aston Martin Bordeaux appartient au Groupe BPM (Bornhauser Performance Motors), dont il partage les valeurs.



Il y a notamment cette « passion partagée au plus haut niveau », qui fait une authentique différence. Et Bob de rappeler l’enthousiasme de Patrick Bornhauser pour la marque, « avec laquelle il a notamment participé aux 24h du Mans : une DBR9, qu’il possède toujours ». Forcément, Bob se sent en phase.
Pour lui, les Aston Martin se distinguent de toutes les autres sportives, d’où qu’elles viennent. Fussent-elles anglaises.
Une Aston Martin reste une GT à la distinction inégalée. Il y a un petit quelque chose d’absolument exclusif qui se dégage d’une Aston Martin et qui transcende son côté british.
« Que ce soit au niveau du design de la carrosserie, de l’atmosphère intérieure ou de la sonorité des moteurs, une Aston Martin se trouve dans une classe à part ». Sportive, mais avec une touche de raffinement subtile qui la rend véritablement unique. C’est ainsi que dure l’enchantement de Bob, magicien d’Aston Martin qui redonne vie à des voitures mythiques.
Post Scriptum : Si vous rêvez d’une Aston Martin DB6 Vantage, sachez que la superbe voiture noire que l’on voit sur une photo d’ouverture de notre reportage est en vente. Une restauration signée Bob Slack !
Crédit photos © Dominique Fontenat